31 décembre 2009. La France se prépare à fêter la nouvelle année comme tous les ans. A ceci près, le moral et l'ambiance ne sont pas à la fête. En effet cette grippe dont tout le monde débattait la dangerosité s'est bel et bien répandu sur notre pays. Comme sur les autres. Défiant toutes les théories avancées par experts et politiciens, cette pandémie s'est révélée particulièrement mortelle. On compte un français sur cinq touché. Et sur les personnes atteintes, une sur trois n'a pas survécu, toute génération et état de santé confondu. On a vraiment du mal à réaliser que notre population à autant diminuée, malgré cette vision de rues, qui jadis fourmillaient de monde en cette période, aujourd'hui claire-semées. On n'y voit des gens essayer de survivre à la disparition d'un enfant, d'un parent, d'un proche. Comme dans toute catastrophe de cette gravité, on cherche des responsables. Et bien sur, on regarde là haut. Cette France d'en haut qui année après année nous a bien fait comprendre que nous n'étions qu'en bas.
Un passant raconte : « Bien sur nous avons été prévenus. Le nier serait être de mauvaise foi. Ou plutôt on nous a dit que nous pouvions être vacciner. Alors certains l'ont fait. D'ailleurs, regarder autour de vous. Tout les gens que vous voyez sont des gens vaccinés avant la déferlante. Je suppose que vous aussi, non? Si votre question est pourquoi d'autres ne l'ont pas fait, quelques explications me viennent à l'esprit. Tout d'abord, on nous a parlé de cette grippe tant tôt comme dangereuse, tant tôt comme une grippe saisonnière qui ne tuerait pas plus. Je me rappelle qu'au cours des mois de septembre et octobre, on débattait encore sur des sujets comme « en fait-on trop ou pas assez à propos de cette épidémie? ». Et personne n'était d'accord. Qui croire? Alors que les uns disaient de se faire vacciner, d'autres argumentaient que l'on ne connaissait pas encore les effets secondaires, à court ou long terme. Et c'est sans parler des polémiques qui ont suivis l'annonce que certains experts n'auraient pas été si objectifs que ça vis-à-vis des risques de pandémies, pour faire plaisir à certains laboratoires. De ce fait, on ne savait plus s'il fallait avoir peur de la grippe ou du vaccin. Quand c'est pour nous, on fait un choix et on l'assume, mais quand il s'agit de nos enfants? Comment fait-on? Je me souviens avoir regardé les miens qui jouaient dans le salon pendant l'un de ces débats. Et je ne me suis jamais senti aussi impuissant pour eux. C'est vrai, quand ils voient mal, on les emmène chez un spécialiste pour qu'ils portent des lunettes. Mais là! Je les fait vacciner, au risque de les voir souffrir plus tard? On se souviens encore des premiers vaccins contre l'hépatite. Ou je ne le fait pas au risque de les voir emportés par la maladie. J'ai fait un choix pour moi et ma famille. Mais ça n'a pas été facile. Ma présence devant vous vous dit lequel. Maintenant, on se rassure en se disant que nous sommes en vie. Mais on attend, inquiet, les premier cas de complications suite à l'injection. »
Pendant notre entrevue, une autre personne me voyant prendre des notes nous rejoint et, coupant la parole de mon interlocuteur, lança d'un ton agassé: « Si vous parlez de cette vacherie, dites-vous que bien sur! il y en a des responsables! Qu'est-ce que vous croyez? Ne me dites pas que vous n'avez pas remarqué qu'on nous rappelaient les risques de cette grippe à chaque scandale politique? Et y en a eu! après cet été!. Alors comment voulez-vous que les gens prennent eu sérieux cette menace? Nos gouvernements passent leur temps à crier au loup dès qu'ils ont besoin de fuir une situation difficile ou qu'il ne veulent ou pas s'expliquer sur une connerie qu'ils ont faite. Et puis leur façon de dire que ce virus est possiblement mortel, opposé à leur manière de dire si calmement que le plus sage serait de se faire vacciner. Imaginez que votre médecin vous dise un jour : « Ce n'est pas grave si vous ne prenez ce traitement, vous risquez juste de mourir. Mais bon.... c'est vous qui voyez ». Quand il s'agit de vie ou de mort de millions de personnes d'un pays, ne pensez-vous pas que des Hommes ( et Femmes ) d'Etat dignes de cette qualification prendraient un ton plus grave pour convaincre les gens de l'éventuelle gravité de la situation? Je ne dit pas qu'il faille créer un vent de panique, mais tout de même! Je rajouterai que: S' ils savaient que cette pandémie allait être aussi grave, il n'en ont pas fait assez. Alors pourquoi? Je vous laisse choisir entre la continuité de la consommation si chère aux amis de nos dirigeants, ou vu qu'une guerre n'est pas réellement envisageable ( bien que) sur notre territoire.... Non je n'ose même pas y penser. Mais c'est tentant quand on voit le sens moral de certains. En revanche, s'ils n'étaient pas au courant, et bien ils s'étaient mal renseignés, et quand on voit que trois millions d'euros ne sont pas de trop pour avoir l'opinion de quelques français.... je me comprend.» .
C'est après ces mots que je décide mettre fin à notre conversation. Quelques personnes se sont rassemblées autour de nous et chacun évoque sa théorie, laisse exprimer sa colère. C'est ainsi que j' entend derrière moi: « Comme la vente de triangle et de gilets (devenus obligatoires), la télé numérique (devenue unique), et j'en passe..., le vaccin, le gel, les masques, c'est un marché juteux autour de cette épidémie! ». Tout le monde parle en même temps et je ne comprend plus rien. Je range mes notes dans ma poche et m'éloigne discrètement dans ce bruit de querelles qui s'atténue peu à peu à mes oreilles. Je marche en méditant sur ce que je viens d'entendre. Ont-ils raison? Et je me demande ce qui pousse les gouvernements à toujours jouer sur la peur. Les français, et les Homme en général, ont-ils tant besoin d'être rassurés en permanence au point d'en oublier d'autres notions bien plus importantes pour une nation, un monde? Ces gouvernements se sentent-ils si fragiles qu'ils ne peuvent s'empêcher de nous monter les uns contre les autres? Mais surtout, comment savoir si une menace est réelle, ou s'il s'agit juste de nous faire regarder ailleurs? Et, arrivant chez moi, je me dit que l'on ne peut plus laisser les autres nous dire ce qui est dangereux ou non. Je décide donc dans un premier temps de me documenter moi-même sur les risques climatiques dus à notre comportement, plutôt que d'écouter ce que l'on veut bien me dire. Ce sera un bon début.
Bien sur tout ceci n'est qu'une fiction. Du moins aujourd'hui. Mais ce qu'on peut dire, c'est que l'on ne sait toujours pas qui croire. A force de jouer avec la peur et de la banaliser à des fins électorales, on sait plus si le but est de nous effrayer ou de nous prévenir.
Laurent WINGER
Jean SARKOZY peut-il devenir Président de l'Etablissement Public
d'Aménagement de La Défense (Epad), Plusieurs points de vue s'opposent sur ce sujet. Pour les uns, le fait d'être le fils du Président de la République, ou de n'être âgé que de 23 ans, rend peut
crédible la légitimité de son élection. Pour d'autre, Le fils du Président de la République à été élu Conseiller Général, et donc il jouit de tout les droits qu'on les autres élus.